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Non Dieu n’est pas un monsieur, il n’est pas un monsieur barbu suspendu dans les cieux. Dieu n’est pas un monsieur assoupi devant la porte des cieux attendant de juger les vivants et les morts, Non Dieu n’est la promesse de milles vierges aux martyres, il n’a ni sexe ni couleur, n’est ni gaucher ni droitier.

Dieu est le grand tout, l’enfer et le paradis terrestre. Il est la nature et sa volonté de vie, ne craignant point les moqueries profanatrices de ses détracteurs ; il est le foisonnement de l’existence, et l’harmonie de tout ce qui existe est la manifestation de sa joie, de ses plaisanteries et de ses rires, oui Dieu rit en fleurs.

Et Jésus ? Il était l’adrénaline d’une civilisation mourante ; il se comparait au serpent d’airain dressé sur le bâton de Moise, dit l’évangile de Saint Jean, serpent du péché originel qui ordonne la vie. Il était l’acteur dionysiaque du grand théâtre de la nature, il aimait le chaos qui engendre la vie, la destruction des choses flétries qui engendre les fleurs d’avenir, il aimait le monde oscillant entre enfer et paradis tel les sacs et ressacs d’un coeur qui bat, le grand oui à la vie lors ce que la morale assoupit et que le temps assèche, oui Jésus était le premier et le seul véritable Chrétien.

Dieu ou la nature, synonyme… Il n’est pas le garant d’une justice vengeresse ni le gardien d’un au-delà. Réconcilions-nous avec le réel et la nature car nous sommes ses jardiniers, envoyés par elle, un pont entre elle et son accomplissement. Le grand miracle de ce monde est le visible et non pas l’invisible.

Deus sive Natura, Ethique de Spinoza.
Lettre en témoignage de la première messe catholique à la cathédrale Saint Pierre depuis la réforme calviniste. 29.02.2020

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